Les présidentielles françaises

Cette année, les français doivent élire un nouveau président. Cependant il est difficile de faire le tri parmi toutes les infos que véhiculent les médias. En effet de nombreux rebondissements entrecoupent les campagnes.

Nous allons maintenant faire une pause et nous concentrer…

Alors, qui sont les candidats ? « On les connait ! » me direz-vous ! Eh bien je ne suis pas sûre que vous les connaissiez tous !

 

Nous allons voir qui sont les principaux, quel est leur parti et quelles sont leurs principales idées.

 

Tout d’abord, je vais expliquer brièvement qu'est ce que la droite et la gauche :

En France, les députés discutent et parlementent dans un hémicycle, les gens ont pris l’habitude de désigner les partis politiques en fonction de leurs places dans l’hémicycle.

  • Les partis qui sont dits « de gauche » sont donc à gauche dans l’hémicycle. Ces partis ont des idéaux progressistes et égalitaires, ils critiquent la société et veulent une plus grande justice sociale.
  • Les partis qui sont dits « de droite » sont donc à droite dans l’hémicycle. Ce sont les partis qui ont une idéologie plutôt conservatrice. La droite manifeste un certain attachement à l'ordre, considéré comme juste ou comme un moindre mal, et réprouve les changements brusques sur les questions de société et les questions éthiques. Elle peut être partagée sur les questions économiques.

Voici un hémicycle politique dans lequel les candidats sont placés en fonction de leurs idéologies politiques (droite ou gauche).

Chaque point de couleur correspond à un candidat cité dans cet article. Le nom du candidat est écrit de la même couleur que son point.

  1. Nathalie Arthaud
  • Nathalie Arthaud membre du parti politique d’extrême gauche Lutte ouvrière était déjà candidate en 2012 (0,56%).
  • Elle se présente pour défendre les intérêts du monde du travail. Elle propose un programme de lutte pour augmenter réellement les salaires, interdire les licenciements et contrôler les grandes entreprises.

 

  1. Philippe Poutou
  • Philippe Poutou membre du parti d’extrême gauche NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) était lui aussi déjà candidat en 2012 (1,15 %).
  • Il veut interdire les licenciements, passer le SMIC à 1700€, héradiquer le chômage et lutter contre les discriminations et le racisme.

 

  1. Jean-Luc Mélenchon
  • Jean-Luc Mélenchon, député européen était déjà candidat en 2012 sous l'étiquette Front de gauche (11,1 % des voix au premier tour). Il rejette l'idée de participer à une primaire à gauche par refus de se ranger derrière François Hollande si ce dernier en sortait vainqueur. Il décide de présenter une candidature « hors parti », en dehors du cadre du Front de gauche. La campagne de Jean-Luc Mélenchon, soutenue par le Parti de gauche qu'il a fondé, la Nouvelle Gauche socialiste et le mouvement Ensemble !, commence dès le début de l'année 2016 sous l'étiquette « La France insoumise » (LFI-gauche).
  • Il veut refuser le TAFTA (négociations avec les Etats-Unis), supprimer la LOI TRAVAIL, favoriser l’écologie, le SMIC à 1300€…

 

  1. Benoît Hamon
  • Le Parti socialiste (gauche) décide en juin 2016 l'organisation d'une primaire les 22 et 29 janvier 2017 avec les partis alliés au sein de la « Belle Alliance populaire » (Parti radical de gauche et écologiste favorables au gouvernement). Le 29 janvier 2017, Benoît Hamon, député des Yvelines, ancien ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche sort vainqueur du second tour. Il l'emporte avec 59 % des voix face à Manuel Valls, ancien Premier ministre.
  • Il veut modifier la Loi Travail, instaurer un revenu universel (verser à tout citoyen d’un pays donné, sans aucune condition, une somme mensuelle fixe), réduire les temps de travail, favorier l’éducation et l’écologie…

 

  1. Emmanuel Macron
  • Emmanuel Macron, ancien ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique et président du mouvement politique En marche ! (centre gauche) annonce sa candidature le 16 novembre 2016. Il décline la proposition du Parti socialiste ( de participer à la primaire qu'il organise, disant ne pas vouloir « s'enfermer dans des querelles de clans ».
  • Il veut économiser 60 milliard d’euros sur le budget de l’état (réduire l’assurance maladie et l’assurance chômage), diminuer l’impôt sur les sociétés, assouplir les 35 heures de travail…

 

  1. François Fillon
  • François Fillon, ancien Premier ministre et député de Paris, est le vainqueur de la primaire ouverte de la droite et du centre organisée par Les Républicains (droite), le 27 novembre 2016 pour les partis politiques Les Républicains (LR), Chrétien-démocrate (PCD) et le Centre national des indépendants et paysans (CNIP). Il l'emporte nettement au second tour face à Alain Juppé (66,49 % des voix).
  • Il veut revoir le fonctionnement des services de sécurité, fixer un quota sur l’immigration, baisser les charges d’impôts sur les entreprises…

 

  1. Nicolas Dupont-Aignan
  • Nicolas Dupont-Aignan, déjà candidat en 2012 (1,79 %), président de Debout la France (droite), député de l'Essonne, maire d'Yerres et président de Val-d’Yerres-Val-de-Seine, annonce sa candidature le 15 mars 2016.
  • Il veut lutter contre le terrorisme et garantir plus de sécurité, réduire le nombre de députés et de sénateurs, augmenter les salaires nets de 10% …

 

  1. Marine Le Pen
  • Marine Le Pen était déjà candidate en 2012 (17,90 %). Elle est la présidente du Front national (extrême droite), députée européenne et conseillère régionale des Hauts-de-France.
  • Elle veut réarmer massivement les forces de l’ordre, rétablir les frontières nationales, sortir de l’espace Schengen, mettre la retraite à 60 ans, défiscaliser les heures supplémentaires, expulser les criminels étrangers, quitter le commandement de l’OTAN (une organisation politico-militaire qui rassemble de nombreux pays occidentaux, dont le but premier est d'assurer leur défense commune contre les menaces extérieures ainsi que la stabilité des continents ou sous-continents européen et nord-américain)…

 

  1. Jacques Cheminade

  • Jacques Cheminade, déjà candidat en 1995 (0,28 %) et 2012 (0,25 %) est le président-fondateur du parti politique Solidarité et progrès (extrême droite).
  • Il veut sortir de l’OTAN et de l’Union Européenne, soutenir l’agriculture et l’éducation, assainir l’environnement économique avec une nouvelle loi bancaire…
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