L’égalité Homme/Femme

 

Cette égalité est souvent remise en question, certains la disent acquise, d’autres pensent qu’il y a encore du chemin à parcourir...

 

Tout d’abord, qu’est-ce que le féminisme ?

L’écrivain Alexandre Dumas est le premier a avoir utilisé le terme « féminisme », au 19e siècle. Mais pour lui il s’agissait d’une maladie qui touchait les hommes ressemblant à des femmes. Le mot a ensuite changé de sens pour désigner le fait d’exiger une égalité des droits entre les sexes. De nos jours, ce principe est globalement admis mais la réalité des faits reste compliquée.

 

Comment cette égalité est-elle née et comment a t-elle progressé à travers les siècles ?

 

Avant, l’égalité entre les Hommes et les Femmes n’était même pas envisageable… Pendant toute l’Antiquité, les femmes ne pouvaient que s’occuper des tâches ménagères et des enfants. Il n’était jamais question d’instruction ni de liberté d’expression.

Cette situation ne s’est pas améliorée au fil du temps… Cependant quelques femmes ne supportaient pas cette situation et ont commencé un long combat.

Nous pouvons commencer par Olympe de Gouges, une femme révolutionnaire qui, en 1791, rédige le premier texte qui dénonce les inégalités subies par les femmes : « La Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne ». En parodiant la « Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen » faite en 1789, elle veut dénoncer le manque de place faite aux femmes par la Révolution qui proclamait pourtant l’égalité entre les individus.

En 1792, le divorce par consentement mutuel est permis.

Hubertine Auclert née en 1848 est l’une des premières féministes françaises. Cette militante s’est battue pour que les femmes, alors exclues de la vie politique obtiennent le droit de vote.

En 1850, les écoles de filles sont obligatoires dans les communes de plus de 800 habitants.

Au 19e siècle, les femmes françaises passaient directement de l’autorité de leur père à celle de leur époux. Ces derniers décidaient tout pour elles. Les premières revendications sont nées pour s’échapper de ce contrôle perpétuel.

En 1907, elles ont obtenu le droit d’avoir leur propre salaire.

Née Alice Prin, Kiki de Montparnasse posait pour les artistes dans le Paris des années 1920. Les œuvres célèbres qu’elle inspira et sa vie hors normes ont beaucoup fasciné.

En 1938, elles ont eu le droit d’obtenir leur carte d’identité et d’aller à l’université.

En 1943, beaucoup de travailleurs américains sont partis combattre. Cette affiche incite les femmes à se retrousser les manches pour faire tourner les usines. Pourtant, à la fin de la guerre celles-ci sont renvoyées chez elles… Des années plus tard, Rosie the Riveter deviendra une icône féministe.

 

 

En 1944, les femmes ont eu un droit qu’elles réclamaient depuis de nombreuses années : le droit de vote !

Simone de Beauvoir a publié en 1949 un livre essentiel pour le féminisme d’où est extraite cette phrase : « On ne nait pas femme on le devient ».

En 1965, elles obtiennent le droit d’ouvrir leur propre compte en banque.

En 1967, la loi Neuwirth autorise la contraception.

En 1975, le Parlement français adopte une loi sur l’interruption volontaire de la grossesse (IVG). Avant cette date, l’avortement était passible de prison. Des femmes y avaient recours clandestinement, dans des conditions affreuses qui mettaient leur vie en danger. En proposant cette loi, Simone Veil (la ministre de la santé) se heurte à de violentes résistances. Huit ans après l’autorisation de la contraception en France, son courage politique aboutit au vote de la loi qui porte son nom.

En 2000, une loi est créée pour la parité en politique.

En 2010 une loi apparaît contre la violence faite aux femmes.

Beaucoup plus récemment cette fois, en 2014, une jeune fille qui a fait beaucoup de bruit : Malala Yousafzai qui a reçu le Prix Nobel de la Paix. A 15 ans, celle-ci tenait un blog dans lequel elle dénonçait les difficultés des jeunes Pakistanaises à recevoir une éducation et bien d’autres injustices. En représailles, elle a été victime d’une tentative d’assassinat de la part des Talibans (des extrémistes musulmans qui estiment que la place des femmes est à la maison).

Cette même année, une loi est créée pour l’égalité réelle entre femmes et hommes (inégalités au travail, violences, image des femmes dans les médias…).

 

La journée des femmes

 

Instituée par l’ONU en 1977, il y a donc 40 ans, le 8 mars est la Journée internationale des droits des femmes. Cette journée spéciale appelle à une prise de conscience de la condition féminine partout dans le monde.

A 15h40 du 8 mars de cette année, une minute de silence à été faite dans les entreprises (pas toutes) car c'est à partir de cette heure-là que les femmes ne sont plus payées (ce qui explique les 20% de différence de salaire).

 

Le féminisme est-il un combat dépassé ?

Cette question est ouverte, on peut avoir deux réponses :

 

OUI, Certes, tout n’est pas encore parfait mais l’égalité entre les hommes et les femmes est inscrite dans la loi et toute violence faite aux femmes est sévèrement punie. L’égalité entre les hommes et les femmes n’a plus besoin de manifestations qui, en général, poussent les femmes à utiliser des méthodes choc comme par exemple manifester sein nus, ce qui peut donner une mauvaise image des féministes (les Femen).

 

NON, Rien n’est gagné ! L’égalité inscrite dans la loi reste théorique, pour le même poste, le salaire des femmes est 20 % moins élevé que celui des hommes. Les mères assument 65 % des tâches parentales. De plus, les images véhiculées par les médias et les préjugés ne facilitent pas cette mise en place de l’égalité parfaite. Cependant d’autres lois qui se disent meilleures sont en réalité extrêmement dévalorisante pour les femmes (la loi des quotas dans les entreprises qui forcent les employeurs à prendre 50 % de femmes même si celle-ci ne correspondent pas : les femmes sont prises parce qu’elles sont des femmes et non pour leurs qualités).

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