Démantèlement du camp de migrants à Calais

Le lundi 24 octobre a commencé l’évacuation de la tristement connue « jungle » de Calais, le plus grand bidonville d’Europe. Durant toute une semaine, les migrants ont embarqué dans des bus à destination de différentes régions de France. Des C.A.O (Centre d’Accueil et d’Orientation) sont prêts à les accueillir pour les loger et les aider durant leur « nouvelle vie » en France.

La destruction des abris de fortune a débuté le jeudi 27 octobre avec pour but de raser entièrement le camp.

 

 

Un dispositif humain exceptionnel a été mis en place. Voici l’interview exclusive d’un fonctionnaire de Police envoyé en mission sur place pour l’occasion :

 

Nos Mondes : Quelle était votre mission ?

Fonctionnaire de Police : La première mission était simplement d’assurer la sécurité du camp et des riverains. Nous devions surveiller le camp. À partir de lundi, le but était d’évacuer le camp.

N.M : Combien de temps êtes-vous restés sur place ?

F.P : Nous étions mobilisés durant deux semaines. On travaillait de 6h du matin à 21h.

N.M : Qu’avez-vous fait, finalement ? À quoi avez-vous servi ?

F.P : Nous devions assurer que les gens partent et les encadrer pour qu’il n’y ait pas de manifestations . Les deux premiers jours ont été réservés à ceux qui étaient volontaires au départ, nous les avons encadrés.

La deuxième phase c’est d’expulser ceux qui n’étaient pas volontaires.

N.M : Combien de migrants sont partis ?

F.P : Il y en a environ 5 000 ou 6 000 qui sont partis en bus. Il en reste à mon avis quasiment autant, entre 4 000 et 5 000 qui sont maintenant dans la nature.

 

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